Une Invention Africaine de Plus

C’était Octobre 2013. Après trois longs mois de formation, j’étais officiellement un volontaire du Corps de la Paix. Je suis enfin arrivé à Boukombé, un village qu’on trouve au bout du monde, un village qui devait être mon chez pour les deux prochaines années.

Cette première semaine, j’ai rencontré M’po, un jeune homme Béninois de 25 ans. M’po vivait avec mon homologue à ce moment, aidant la famille jusqu’à ce qu’il retourne à l’école pour devenir un enseignant. Il a été assez gentil pour me faire découvrir le village et me présenter à tout le monde.

Au fil du temps, nous sommes devenus de grands amis. Les jours vraiment chauds, nous nous asseyions sous l’arbre à cote de mon bureau et parlions de la vie. Un jour, nous avons discuté de nos rêves et nos ambitions pour l’avenir. J’ai dit à M’po, « Je veux être un entrepreneur en série. Je veux résoudre des problèmes et créer des choses que personne n’a jamais créé auparavant. » M’po a pensé un moment, et puis a exprimé un sentiment qui m’a agacé pour le reste de mon service, un sentiment qui m’agace toujours aujourd’hui.

Il a dit, « J’aurais souhaité créer des choses, mais je ne peux pas. » Quand je lui ai demandé pourquoi pas, M’po a dit, « parce que je ne suis pas un blanc, parce que je suis africain. » M’po croyait que les Africains sont incapable d’inventer des choses sans l’aide d’une personne de race blanche. Il croyait que Dieu avait donné aux Blancs le pouvoir d’inventer, mais pas aux Africains. Nous avons débattu de la question pendant des heures ce jour-là, mais je ne pouvais pas changer son avis. Pendant le qui a suivi, si je savais que j’allais voir M’po, j’allais, préparé avec une invention africaine ou une start-up africaine comme preuve que les Africains peuvent inventer. Mais peu importe le nombre de fois que je lui ai apporté un nouvel exemple, il ne semblait toujours pas convaincu.

Et donc, je me trouve encore aujourd’hui voulant présenter une invention africaine de plus à M’po et à tous jeunes Africains qui pensent qu’ils ne peuvent pas inventer, parce que vous le pouvez 100%. Parce que vous êtes tout aussi inventif que toute autre personne, ailleurs dans le monde. Tout ce que vous avez à faire est oser innover.

Comme preuve, j’ai souligné ici trois articles, l’un de la plate-forme en ligne « Ventures Africa », un du journal « The Guardian », et un du magazine d’affaires « Fast Company ». Chaque article est une liste d’inventeurs africains, d’innovations africaines, ou de sociétés africaines, qui inventent, qui innovent et qui changent le monde.

J’ai mis en évidence un exemple de plus de chaque article, suivez les liens pour en savoir plus!

 
10 INVENTEURS AFRICAINS DE MOINS DE 30 ANS SUR LE POINT DE CHANGER LE MONDE

A 23 ans, Subomi Owo-Odusi du Nigeria viens d’innover le modèle d’affaires de la station d’essence. Son application FueledUp est conçue pour épargner aux Nigerians la peine de dormir dans des files d’attente tout en essayant d’obtenir de l’essence en période de pénurie, comme dans la crise actuelle. Avec un glissement de doigt, FueledUp livrera directement de l’essence à votre véhicule et même en fera la plein.

Les Innovations d’Afrique: 15 idées aidant à transformer un continent

L’ingénieur camerounais de 24 ans, Arthur Zang, vient d’inventer le Cariopad. Cet écran tactile médical breveté, aide les travailleurs de la santé à faire des tests cardiaques dans des régions éloignées et reculées. L’invention de Zang va aider des millions de personnes qui souffrent de problèmes cardiaques à se faire diagnostiquer même s’ils vivent dans des zones rurales.

Top 10 des entreprises les plus innovantes du monde de 2015 en Afrique

Eneza Education, une start-up de Kenya, crée un contenu éducatif qui peut être consulté sur les téléphones cellulaires bas de gamme. Les enfants entre 11 et 18 ans d’âge peuvent utiliser leur salle de classe virtuelle pour étudier les mathématiques, les sciences et l’éducation par le biais des questionnaires et des mini-leçons.

Dave sert présentement comme Directeur Financier de Osez Innover. À moins qu’il puisse trouver un stratagème pour rester en Afrique, il compte profiter de ces derniers mois comme volontaire de Peace Corps avant de retourner aux USA pour compléter son MBA International à l’Université de Caroline du Sud.