La science de la Compassion et l’Importance de notre cerveau

« Chaque fois que je suis sur le point d’ouvrir le crâne d’une personne, il est extraordinaire pour moi de reconnaître que c’est là que nous vivons. Ce que vous voyez sont les collines et les vallées du cerveau qui sont en quelque sorte rosâtre, les vaisseaux sanguins qui parcourent la surface et il y a une membrane avec un fluide, rythmé et correspondant au rythme de votre cœur. Il suffit de penser: ceci est l’essence même de ce que nous sommes « .

Ce sont les mots du Dr James Doty, neurochirurgien à Sanford, Fondateur et Directeur du Centre pour la Recherche de la Compassion et l’Altruisme et l’Education. Il est à la fine pointe des nouvelles études sur la façon dont le cerveau et le cœur se parlent les uns aux autres, et ce qu’il a découvert pourrait avoir le pouvoir de transformer non seulement la vie des individus, mais aussi de remodeler ce qu’il appelle le «bagage de l’évolution», ou la réponse de lutte ou fuite liée à la violence et aux conflits tribaux.

J’ai récemment eu la chance d’écouter une entrevue avec Doty menée par Krista Tippett, auteur Américain, entrepreneur et animateur de l’émission de radio publique et de podcast, sur l’Être. Dans l’interview, Doty a parlé de nos cerveaux et de leur câblage évolutionniste vers la connexion humaine. De ses recherches, Doty affirme que par l’exercice de la compassion envers les autres, notre monde devient un endroit plus dynamique.

Pendant que Doty continuait à parler, il a décrit les origines de ce câblage pour se connecter.

« Contrairement à d’autres espèces, les êtres humains ont besoin d’être pris en charge par nos parents pendant plusieurs années avant de devenir indépendant, ce qui a créé des voies neurologiques très puissantes qui nous lient avec notre progéniture», a déclaré Doty. « Nos racines très évolutionnistes, alors, sont imprimées avec ces voies neurologiques, nous faisant bien nous sentir quand nous nous connectons avec les autres. Il y a eu de nombreuses études où les gens sont mis en isolement pendant un temps et leurs mondes s’est désagrégé. En fin de compte, vous ne pouvez pas transformer ou transcender votre situation sans sortir de vous-même et vous connecter avec les autres parce que quand vous le faite, votre physiologie fonctionne le mieux. Il est câblé à le faire. »

Pendant des siècles, nos cerveaux ont été imprimées avec ce désir et le besoin de se connecter avec d’autres—en particulier notre progéniture—pour des performances optimales. De cette façon, nos cerveaux choisiront presque toujours ce qui est familier au détriment de l’inconnu.

Alors, comment ces deux informations se rapportent-elles les unes aux autres? Si nos cerveaux sont câblés de façon évolutionniste pour se connecter avec les autres et ils sont par défaut vers la familiarité, alors nous avons tendance à étendre nos fibres conjonctives vers ceux qui sont « similaires » nous, que ce soit dans la langue, l’origine ethnique, les manières ou le sang. Lorsque nous sommes mis en position d’avoir peur, nous nous renfermons souvent (lutte, réponse de fuite) et gravitons vers des expériences familières (les gens qui agissent comme nous, pensent comme nous) dans une tentative de créer un sentiment de sécurité. Pendant ce temps, cependant, nous restons sur des épingles et aiguilles, nous demandant si nous allons être attaqués.

Cette « réponse tribale » est souvent ce qui motive les profondes divisions entre les groupes de personnes, ce qui accroît l’illusion de la « différence » dans notre humanité commune.

Le plus intéressant à noter, est que Doty partage que le cerveau ne fait aucune distinction entre une expérience qui est intensément imaginé et ce qui est réel. « En fin de compte, ce que les gens ne reconnaissent pas est leur pouvoir de l’intention de tout changer. »

En d’autres termes, par le moyen de l’’intention, nous pouvons manifester de nouvelles pratiques et créer entièrement de nouveaux sens de «familiarité» dans nos propres corps et esprits. Comment cela fonctionne est que si vous envisagez de faire une action, cette partie de votre cortex commence à être stimulé. Comme le dit Doty, par exemple, des études ont montré que si vous pensez à faire du sport, votre cerveau va réellement commencer à chauffer comme si vous faisiez du sport.

Et comme il se rapporte à d’autres personnes, tout comme l’exercice physique renforce certains muscles par rapport aux d’autres, par l’exercice de la compassion, vous pouvez briser les barrières artificielles de séparation en regardant une autre personne qui semble très différente et voir des similitudes avec plus de clarté. En faisant cela, tout à coup notre monde devient un endroit dynamique et plus encore tout à coup, nous sommes en mesure de reconnaître l’incroyable aspect de l’humanité dans chaque personne, et que chaque personne a le potentiel de changer le monde. »

Pour la communauté Osez Innover: ce qui est remarquable à votre sujet, vous, agents de changement est que même si vous êtes différents en terme de localité, nationalité, structure de croyance, langue et origine ethnique, le travail que chacun de vous est en train de faire est l’exercice de la compassion entre vous-même et d’autres dans vos communautés. De la recherche centrée sur l’utilisateur à la conception de vos entreprises avec la communauté en plein centre – c’est l’empathie! Vous n’êtes pas seulement entrain de développer la situation économique de votre pays, mais aussi l’humanité de votre nation, région, notre monde. Avez-vous remarqué des différences entre vous et les autres dans votre pays? Différentes origines, ethnies, et même tribus ? Qu’est-ce qui maintien ces différences en vie? Qu’est-ce qui pourrait les briser?

Et oserez-vous transformer ces différences en connexions? Oserez-vous transformer notre humanité? Comment pourriez-vous?


Hilary Braseth est fondatrice et vice-présidente du Conseil d’Administration de Oser Innover, et travaille actuellement avec un cabinet d’innovation et de conseil en design à San Francisco, CA. En bref, Hilary croit en l’intégrée, l’authentique compréhension de soi, les relations humaines et la collaboration intersectorielle que les moyens les plus viables pour catalyser un avenir durable. Hilary est une volontaire retournée de Corps de la Paix Guinée (2011-2014), où elle a travaillé dans la gestion et le recyclage des déchets, l’écotourisme, l’entrepreneuriat et l’autonomisation.