Là Où les Ordures Vont à Mourir

Il n’y a aucune ville en Guinée qui soit dotée d’un système de gestion de déchets. La « saleté du paysage » est une juxtaposition ironique par rapport à la beauté des sites. Avec de nombreuses chutes d’eaux, des plages à sable fin, de montagnes et vallées verdoyantes, la Guinée doit être une destination idéale pour l’éco-tourisme.
Malgré ce potentiel, les sacs plastiques sont entassés des montagnes aux océans; ce qui justifie pourquoi la Guinée souffre d’un problème de gestion de déchets -le pays est classé 178ème sur 186 pays sur l’Index de Développement Humaine Global, et 154ème sur 176 sur la liste des pays les « plus corrompus » par Transparency International- bien qu’elle vient de terminer sa transition du Communisme et la Dictature Militaire à la Démocratie.

Mais, dans la région de Moyenne Guinée, la ville de Dalaba s’est dite fatiguée de vivre avec les ordures dans les routes. Une rivière qui passait sous des ponts et traversait la ville est maintenant devenue une rivière d’ordures, qui inonde les routes et terni le paysage. D’un coté, une montagne d’ordures a pris naissance dans une forêt de sapins et de l’autre côté, des herbes poussent dans des tas d’ordures plastiques. Les vaches mangent les ordures et petit à petit, s’étouffent, tombent malades –gros ventres, vaches maigres.

En 2012, un groupe des jeunes ont pris la situation à main. Ce groupe s’est associé avec ADSED (Association pour le Développement Socio-Economique de Diaguissa/Dalaba), et avec l’aide d’une volontaire locale Hilary Braseth, l’équipe a éffectué des enquêtes avec plus de 100 résidents de la ville en juin 2012. Voici ce qu’ils ont trouvé:

1. La majorité des ordures à Dalaba sont les ordures biodégradables et plastiques, qui sont recyclable;
2. 90% de la population savent que leur ville n’est pas propre;
3. 90% de la population savent que les ordures entrainent des maladies et sont grave pour la santé;
4. 95% de la population est prête à contribuer financièrement à un système de gestion de déchets qui fonctionne.

Avec ces résultats, ADSED a guidé les jeunes et ensemble, ils ont crée un plan qui était conçu sur la durabilité financière et le recyclage. Le système a commencé avec 107 poubelles en fer qui étaient offertes à la ville Dalaba par le Ministère de l’Environnement, mais n’avaient jamais été utilisées. ADSED et les jeunes ont approché la Ministère avec un plan d’utilisation de ces poubelles afin de collecter et trier les ordures plastiques et biodégradables, et les transporter dans des sites loin de la ville. Le système s’appuyerais sur la vente du compost et du plastique, et les taxes minimums payés par la communauté.

Dans les premièrs mois de 2013, la Direction Générale du Fonds de Sauvegarde de l’Environnement, une branche auxiliaire de la Ministère Guinéen de l’Environnement a complété le financement pour commencer le plan. En juillet 2013, les poubelles étaient installées dans la ville, et ADSED achetait les outils pour les jeunes travailleurs (les pelles, les seaux, etc.). Le système fonctionne depuis juillet 2013, et il emploi 9 jeunes, et a déjà beaucoup contribuer à la diminution de la quantité des ordures sur les routes. Les jeunes continuent à sensibiliser, en utilisant même des chansons en Pular et Francais qui parlent de l’importance de l’assainissement de Dalaba.

Pour plus d’information, et pour écouter les chansons, visiter www.adsed.org.

-Hilary Braseth