Déficit d’Infrastructure – Comment Avancer ?

Dans une publication de fin de mars du magazine The Economist, il y avait un article à propos du déficit d’infrastructures dans le monde qui a attiré mon attention. Comme j’ai habité en Guinée pendant deux années consécutives comme volontaire du Corps de la Paix, je comprenais effectivement le sujet de déficit d’infrastructures.

La Guinée est parmi les pays avec les pires infrastructures au monde. Il y avait des jours, quand ma frustration atteignait le summum ; que je pensais qu’en 2014, il était impensable qu’on vive encore sans électricité, avec des routes infranchissables, et sans le support d’infrastructures pour la croissance d’entreprises locales.

Dans cet article, il est déclaré que l’argent public est la source principale de financement ; en générant l’argent pour les projets de développement, sans pour autant être la seule solution. De plus grandes opportunités existent avec les capitaux privés. Selon l’article, investir dans une centrale électrique ou une route, serait une opportunité attrayante pour des institutions d’investissements. Mais en réalité, plusieurs investisseurs ont peur de l’échelle, la complexité, et risque politique impliquée dans de tels projets. Les banques, qui traditionnellement sont la source primaire de financement, commencent à reculer du financement d’infrastructures à cause de ces problèmes[AC1] . Si ces problèmes existent dans les pays développés, imaginez-vous les barrières pour un pays comme la Guinée ! Les investissements à long-terme sont toujours un problème pour les Guinéens ; il est difficile pour eux de voir le gain potentiel à long-terme – ils n’ont généralement pas confiance au processus. En plus, le risque politique existe. Au vu du passé historique de la Guinée, je suis sûr que vous comprenez que la stabilité politique n’est pas une constante –disons le doucement. Alors, avec tous ces constats, qu’est-ce qu’on peut faire ? Comment la Guinée peut-elle avancée ?

The Economist a deux suggestions principales : la première est la professionnalisation de la gestions de projets. Ce, essentiellement en obtenant un groupe compétant de bureaucrates qui ont l’autorité et les compétences de designer un processus pour des bons accords d’infrastructures. Le Chili est un très bon exemple de pays en développement qui a crée un groupe comme ceci. Le groupe s’appelle le National et Public Système d’Investissement, dont le rôle est d’améliorer radicalement l’efficacité de leurs dépenses en capitaux et améliorer les infrastructures. La deuxième suggestion est de rationaliser le système pour diminuer le risque en rapport à la viabilité commerciale d’un projet (les risques externes). Les deux, selon moi, sont un grand besoin pour améliorer en Guinée.

Aujourd’hui, le financement d’infrastructures est moins populaire avec les banques. Alors, est-ce que les autres investisseurs peuvent satisfaire ce manque ? Etant un entrepreneur social, je vois toujours dans les situations comme celles là les opportunités qui attendent d’être saisies. Je dois reconnaitre que l’on parle ici d’infrastructure, pas de café local. Ce sont de grands investissements. Parmi les investisseurs clés pour les projets publics ce sont les firmes de capital-risque, les entreprises d’assurances, les obligations d’entreprises, et les autres organisations similaires.

Comme je dis souvent à mes étudiants en entreprenariat et aux participants d’Osez Innover, la créativité est tout ! Donc je voudrais laisser cette porte ouverte à la réflexion, (et au partage)  sur toutes les possibilités qu’un entrepreneur social a pour améliorer ce grand besoin de déficit d’infrastructures – qui reste un besoin social énorme.

-Kenny Lawrence