De La Chine À La Guinée

J’ai passé les trois derniers mois de ma vie en Chine pour apprendre le chinois. Une grande partie de mon expérience en Chine a consisté de vivre avec une famille chinoise. En retour pour mon enseignement de la langue anglaise à leur fils, la famille m’offrait une chambre et pension. J’ai appris à connaître une famille incroyable à la tète de laquelle se trouvait ma mère hôte: une entrepreneuse en série pleine d’énergie que je vais appeler Li.

Li a grandi dans l’extrême Nord-est de la Chine dans la pauvreté. Elle m’a raconté qu’elle fut élevée par une mère célibataire qui s’endettait pour fournir de la nourriture à Li et à ses deux jeunes frères. Sa famille était si pauvre que Li ne pouvait pas accompagner ses camarades de classe quand ils devaient payer un yuan chacun pour voir un film au ciné-club local.

Tandis que la pauvreté peut avoir limité Li de nombreuses durant son enfance, il a suscité en elle une faim pour faire de l’argent et pourvoir pour sa famille. Ses ambitions ne pouvaient pas avoir eu lieu a un meilleur moment. Alors qu’elle se transformait en une jeune adulte, la Chine a subi la fameuse réforme d’ouverture(改革开放), lorsque le pays a embrassé une économie davantage axée sur le marché. Alors qu’auparavant le commerce et même la propriété étaient pratiquement interdits, tout à coup les citoyens ont été autorisés et même encouragés à créer des entreprises.

Li n’a pas tardé à réaliser ces opportunités. À 18 ans, elle a voyagé quotidiennement dans la capitale de sa province pour acheter des biens ménagers tels que des bols et ustensiles de cuisine que sa famille revendaient dans leur ville locale. Afin de faire ces achats au gros, Li se réveillait à 4h30 tous les jours pour prendre le premier train de la ville. À 23 ans et toujours avec le même enthousiasme, Li a décidé d’ouvrir son propre restaurant. Se réveiller tous les jours à 4 heures pour sélectionner des produits frais du jour est devenu une habitude. « Si vous laissez quelqu’un d’autre acheter vos légumes », a-t-elle expliqué, « ils vont payer trop cher, et vous perdrez beaucoup d’argent. Les acheter moi-même était le seul moyen sûr. »
À partir de là, la carrière de Li en tant qu’entrepreneuse a décollé. Elle a investi à travers la Chine, allant jusqu’à se déplacer à travers le pays avec sa famille dans le but d’investir dans la production de lait par exemple.

Aujourd’hui, Li ne se réveille pas avant sept heures. Grâce à son succès, elle a été en mesure d’assurer le bien-être matériel pour l’ensemble de sa famille, et compte sur ses investissements passes et ses réalisations pour assurer un revenu stable.

L’histoire de Li, son travail acharné ainsi que sa bonne fortune m’a rappelé le succès d’un commerçant guinéen j’ai interviewé en 2013, qui a réussi également à surfer sur l’évolution économique de son pays pour faire fortune dans le commerce de vêtements. De la Chine à la Guinée, ce qui fait de ces deux entrepreneurs un tel succès était non seulement une éthique de travail acharnée, mais aussi une compréhension astucieuse du monde autour d’eux et les changements qu’ils ont encourus.

Au sein d’Oser Innover, nous concentrons nos formations initiales pour une connaissance plus affûtée de cette compétence. En utilisant des méthodes telles que le Mind Mapping (cartographie cérébrale), la conception basée sur l’humain, nous poussons nos entrepreneurs ambitieux à identifier quelles sont les tendances et les défis autour d’eux et ce qui pourrait les propulser vers le succès.

Abraham Chen est fondateur et trésorier pour le Conseil d’Administration d’Oser Innover. Il est aussi étudiant à la Kellogg School of Management et à l’Institut de design Segal. Abe croit que tout le monde devrait avoir la chance d’atteindre son plein potentiel. Vous pouvez le joindre à abraham@daretoinnovate.com.