Creation d’Un Plan d’Initiative Pour Les Plus Démunis

Hier soir, j’ai eu l’honneur de participer à l’Exposition Pour Un Plan d’Initiative sur la Pauvreté Extrême à l’Université de Stanford. L’Expo a été une occasion pour les étudiants du cours intitule « Extrême » de présenter leurs travaux. Le programme Extrême est une expérience basée sur des projets multidisciplinaires qui « crée un environnement favorable dans lequel les élèves apprennent à concevoir des produits et des services qui vont changer la vie des citoyens les plus pauvres du monde. Des groupes d’étudiants, en partenariat avec des organisations du monde entier, opèrent ensemble pour développer des produits ou des services innovateurs, et œuvrent pour des solutions transformatrices. » Plus j’en apprenais sur le programme Extrême, plus j’établissais des parallèles et des connexions avec Osez Innover – nos objectifs, notre approche et nos procédés, mais surtout, notre vision commune. Les deux organisations cherchent à responsabiliser les entrepreneurs locaux et à changer leurs pays (ainsi que le reste du monde).

Comment travaillons-nous vers cette vision de manière plus concrète?

Tout au long du programme Extrême, « les étudiants participent à un processus de conceptualisation centrée sur l’Humain [« Human-Centered Design »] qui les conduit à établir une affinité profonde avec leurs utilisateurs. Ils sont encouragés d’expérimenter avec des solutions qui sont considérées comme impossibles de prime abord mais qui se révèlent ensuite très économiques. »

Au sein d’Osez Innover, les participants de la Conférence pour l’Entrepreneuriat Social utilisent aussi des stratégies de conception centrées sur l’Humain pour identifier les problèmes sociaux les plus pressants dans leurs communautés. Ils essaient ensuite d’améliorer ces conditions à travers leurs activités d’entreprise. Ils élaborent des modèles, itèrent sur l’idée à travers la recherche communautaire et une analyse de marché afin d’évaluer si l’opportunité peut être rentable et avoir l’impact social souhaité.

L’un des uniques aspects de ces deux initiatives n’est pas nécessairement leur accent sur l’innovation ou l’intégration de la pensée créative, mais leur insistance à penser et agir localement. Extrême enseigne à ses étudiants de s’identifier, et de concevoir des solutions avec des partenaires locaux plutôt que pour eux. Il s’agit de travailler avec leurs partenaires pour leur permettre de mettre en œuvre ces solutions financièrement abordables et localement adaptées aux conditions de la communauté.

Osez Innover a été entièrement développée à partir de la collaboration locale. Nous travaillons vers un avenir meilleur pour la Guinée avec les guinéens. Au lieu de répéter ce que vous savez déjà sur Osez Innover, je vais tout simplement vous proposer une citation de notre directeur, Amadou Cissoko, sur la façon dont nous voyons ce développement se dérouler:

« Dans trente ans, la Guinée sera une économie émergente avec un secteur privé solide et organisé, avec des Changemakers (agents de changement) offrant des solutions novatrices à des problèmes sociaux et environnementaux d’une manière financièrement viable. Les décideurs seront des leaders responsables, qui feront la promotion de la bonne gouvernance, l’intégration sociale, et un échange pacifique d’idées. Les guinéens seront plus instruits et auront un sentiment de contrôle et de responsabilité dans le renforcement de leur nation. La Guinée ne sera plus convoitée uniquement pour ses ressources naturelles, mais aussi pour son précieux capital humain. Le mouvement Osez innover n’était qu’un rêve avant son lancement. Maintenant, avec notre premier groupe de jeunes agents de changement, il est devenu mon objectif. »

Dans le cas des projets Extrême de cette année, les étudiants ont osé innover des solutions entrepreneuriales extrêmement économiques par rapport au traitement des déchets au Cambodge, l’irrigation pour les agriculteurs en Inde et au Myanmar, les options de traitement pour les victimes de brûlures au Népal, la transformation de la noix de coco au Nicaragua, la plantation des semences au Sénégal, et le traitement pour les grossesses à haut risque en Afrique du Sud.

En quittant l’Expo hier soir, je me suis sentie très fière du travail entrepris par les participants d’Osez Innover. Chacun de nos entrepreneurs, comme Fatoumata et Aliou, sont vraiment impressionnants, et quand je me suis assise pour écrire ce post, j’ai été submergée par l’extrême gratitude que j’ai pour avoir eu l’occasion de travailler avec eux et de pouvoir témoigner de l’évolution de leurs entreprises ainsi que de leurs impacts communautaires.

Je voudrais terminer ce post en remerciant Stuart Coulson, pour avoir invité Osez Innover à l’Expo. C’était une formidable occasion d’interagir avec et d’apprendre des talentueux étudiants d’Extreme!

Derniere observation, et non la moindre, un grand MERCI à Haba Alia, Mamadou Aliou 2 Bah, Youssouf Barry, Ibrahim Camara, Camara Souleymane Aissata, Sacko Mohamed Lamine, Abdoulaye Barry, Alpha Oumar Barry, Amadou II Barry, Ansoumane Siaka Conde, Boubacar Diallo, Siradjou Deen Barry, Djiba Doukoure, Fatoumata Binta Diallo, Hamidou Sadjo Bah, Himmy Toure, Mamadou Lamine Balde, Mamadou Alpha 2 Diallo, Pascal Kolie, et Ramata Bah pour être les partenaires d’Osez Innover dans le lancement d’un mouvement, et la transformation d’un pays a travers ses agents de changement!