Le Chômage Guinéen

Pendant les dernières semaines, j’enquêtais avec quelques collègues le problème du taux élevé de chômage parmi les jeunes éduqués guinéens. Bien que ce défi frappe tout le pays, nous focalisions notre étude dans ma ville, quelques centaines de kilomètres dans l’intérieur mal-développé du pays. En suivant une trajectoire du Human Centered Design [Anglais] (la conception centré aux humains), nous interrogeons des parties pertinentes, et nous observons notre communauté à fin de découvrir les nuances de ce que nous savons est un problème très pressant. Pour décrire le problème brièvement en chiffres un rapport publié par le gouvernement Guinéen a indiqué que le taux de chômage est 61% des guinéens diplômés de l’université, et 70% des guinéens de moins de 25 ans.

Ces taux intimidants sont souvent vulgarisés dans la phrase souvent dit : la vie en Guinée, c’est pas facile. Un jeune ami qui est employée d’une institution de microfinance a une telle vie. Depuis longtemps, il travaillait comme stagiaire (sans remboursement) pour une institution de microfinance. Chaque jour, il travaillait 8 : 00 à 18 : 00 sans relâche. Il préparait les dossiers de crédit des clients, ouvrait les comptes, et enregistrait les remboursements. Il a appris à remplir le rapport financier mensuel de 20 pages, et il est devenu responsable pour sa réalisation. Parfois il était même chargé à déposer des dizaines de millions d’espèces de Francs Guinéens à la banque pour le bureau. Il faisait ce travail de manière fiable six à sept jours par semaine pour plus que deux ans sans salaire jusqu’au moment où, finalement, il était donné le titre et salaire d’un nouveau recrue. « Si l’opportunité vient, » il m’a dit une fois « je quitterais le bureau demain. Mais il n’y a pas des autres choix» il m’a expliqué en battant les mains dans l’expression guinéennes de la exaspération.

Le manque désespéré des opportunités d’emploi au sein du secteur formel guinéen est un thème de la recherche d’emploi pour le jeune diplômé guinéen. Une fois, j’ai estimé avec une collègue de Corps de la Paix le nombre de postes qui existent dans ma ville en tenant compte du spectre des ONG’s, banques, et autres institutions présentes. Nous avons conclu qu’à part des postes des fonctionnaires de l’état, il y a en environ de 300 tels postes. Les gestionnaires que nous avons entretenus, nous ont dit la même chose. « Je donne l’opportunité de stage à autant de jeunes que possible, mais la banque ne prendra que ceux-là elle a besoin » un gestionnaire m’a dit, et un manque de main d’œuvre, un autre gestionnaire nous a indiqué, n’est pas un besoin actuels des banques. « Nous allumons le groupe pour 6 heures chaque jour » Il nous a dit, en gesticulant aux lumières et aux ordinateurs. « Les dépense de la banque sont très élevés, » il a continué. A la fois, il n’y a pas une grosse demande des services bancaires. « Rio Tinto [une société internationale minière] a diminué son activité dans le pays à cause de la situation politique… et les investisseurs ne viendront pas ici jusqu’à la situation [politique] est stabilisée, » il nous a expliqué. A ce moment, il n’y a pas assez de mouvement pour justifier une expansion de l’embauche des banques.

Heureusement, le secteur formel est juste une partie de l’économie guinéenne. Beaucoup de monde gagne de l’argent à travers les activités informelles comme mon ami qui a eu beaucoup de succès en vendant de l’essence au marché noir, ou Fred qui a gagné des riches à travers l’importation des nouveaux modes de la Sierra Léone. Ni personne terminé lycée, mais pas tous les entrepreneurs du secteur informel ont quitté leurs études prématurément. Un nombre de mes connaissances qui sont bien éduqués travaillent dans ce domaine. Ils ont créé leurs propres entreprises en se lançant aux télécentres ou la commerce, ou ils travaillent pour un membre de leur famille. En fait, le niveau du dynamisme du secteur informel explique comment les 5 branches des banques internationales peuvent continuer à fonctionner dans ma ville, et il démontre également l’importance de l’entreprenariat pour les milliers des guinéens diplômés. C’est aussi une raison importante qu’Osez Innover croit qu’un mouvement de l’entreprenariat social en Guinée est si important.

Malgré les énormes obstacles de trouver un emploi dans le secteur formel, ce n’est pas impossible. Pendant ma recherche, j’ai eu un entretien très intéressant avec un gestionnaire de l’agence local d’une banque multinationale. Bien qu’il soit relativement jeune, il a gagné son poste à travers un voyage long et difficile. Il a commencé sa recherche d’emploi juste après avoir reçu son diplôme, et après avoir soumis son dossier de candidature à 8 institutions différentes, il a pris un stage avec une grande banque (un concurrent de son employeur actuel). Son stage (sans paiement) était fixé à un mois, mais quelques jours après son expiration, la banque a renouvelé son contrat (sans paiement encore). Pendant les mois prochains, la banque renouvelait son stage sans le donner de compensation. A la fois, le jeune continuait à chercher d’emploi. Un jour il a trouvé un appel d’offre dans le journal Lynx pour un poste à une autre banque. Il a soumis son candidature, et il était sélectionné pour assister à un teste de candidature à Conakry. Il a pris un taxi pendant la nuit, et il est arrivé à la capitale juste quelques heures avant le teste. Malgré son fatigue, il a réussi dans le test, et après quelques ans de travail, il a pris le poste de chef d’agence de la banque. Son nouveau bureau était tout proche de la banque où il a fait son stage.

Ces histoires ne sont que quelques extraites de notre recherche, qui comprenait des entretiens du Grand Imam de la ville, du chef d’agence d’une société téléphonique, d’un journalist, et beaucoup d’autres jeunes diplômés. Pendants les semaines à venir, nous espérons transformer ces histoires et perspectives en solutions concrètes et durables.

Les statistiques de chômage dans le premier paragraphe de cet article vient de :
Ministère du Plan, Plan Quinquennal de Développement Socio-éonomique (2011-2015), December 2011.

-Ibrahima Diallo